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Louise BOURGEOIS Posté le 23/03/2020 - Par LM

 

 

 

 

 

Louise BOURGEOIS

1911-2010

Plasticienne Franco-Américaine

 

Introduction

 

Louise Joséphine Bourgeois, est une sculptrice et plasticienne française, naturalisée américaine. Elle est connue surtout pour sa sculpture et ses installations monumentales,  au début de sa carrière elle a pratiqué  également la peinture et la gravure. Elle explore des thèmes tels que l'univers domestique, la famille, le corps notamment les organes sexuels tout en abordant une approche qui se traduit comme une manifestation de l’inconscient ce qui lui permet la réactivation de souvenirs d’enfance. Elle est proche des mouvements expressionnistes abstraits et du surréalisme.

 

Mais elle disait qu’elle n’appartenait à aucun mouvement – et qu’elle était anti-surréaliste.

 

Pour comprendre l’œuvre de Louise Bourgeois, on n’est obligé de se  rattacher à sa biographie car la vie et l’œuvre sont totalement imbriqué l’une est l’autre.

 

Elle a eu une reconnaissance très tardive à partir des années 1980 elle avait déjà 70 ans – 

 

Les débuts ont été très difficile pour Louise Bourgeois c’était très difficile d’être artiste aux Etats Unis – Elle est partie à New York pour rejoindre son mari – et puis elle a été mère assez rapidement en 1940 – elle avait 29ans  elle a eu son 1er puis son 2èmeenfant.

 

– et puis elle a du s’adapter à son nouveau pays – et en tant que femme artiste, il fallait se battre pour être reconnue dans un monde qui était dominé par les hommes.

 

Et cela était la situation de pas mal de femmes à l’époque, donc c’est dans ce sens qu’elle est pionniers – il faut rappeler qu’elle est née en 1911 c’est quand même quelqu’un qui a traversée tout le siècle et qu’elle est vraiment connu qu’à partir des années 1980 et elle a plus de 70 ans – elle est d’abord connu aux Etats Unis ensuite Zurich puis Londres et très longtemps après elle est reconnue en France. Elle est devenue une artiste américaine un peu comme marcel Duchamp.

 

 

  

PHOTO DE FAMILLE                                Louise Bourgeois en compagnie de sa mère et son père

 

Louise Bourgeois est née à Paris le 25 décembre 1911 au Boulevard Saint Germain.

 

  • Sa mère Joséphine Valérie TAURIAUX (1879-1932) 53ans
  • Son père Louis BOURGEOIS (1884-1951) 67ans
  • Henriette BOURGEOIS (1904-1980) l’ainée
  • Louise Joséphine BOURGEOIS et la seconde fille (1911-2010) 99ans 
  • Pierre BOURGEOIS (1913-1960) 47ans

En 1912 Louise Bourgeois passe son enfance à Choisy-le-Roi, la maison familiale constituera une des matrices de son travail.

 

1914 la guerre éclate – Louis Bourgeois quitte le cocon familial pour rejoindre l’armée française.

 

Puis en 1919 (Louise Bourgeois avait 8 ans) la famille acquiert une propriété à Antony en Banlieue Parisienne au bord de la Bièvre et qui comprend un atelier de restauration de tapisserie et dont 25 ouvrières travaillaient pour la famille et qui restauraientt les tapisseries très anciennes.

Alors la famille n’a pas choisi au hasard Antony,  autrefois Antony était traversé par la Bièvre – une rivière qui se jetait dans la seine et qui avait une forte teneur en tanin une condition déterminante pour que  la teinture se fixe sur les fibres de laine.

 

La restauration de tapisserie provient des grands-parents maternels de Louise Bourgeois qui étaient des Tisserands et le grand-père maternel était tailleur de granit.

 

Et donc l’art de Louise Bourgeois vient directement de ce double héritage maternel : Réparer, Restaurer, Tailler. Des mots qui ont une grande importance dans la vie et l’œuvre de Louise Bourgeois.

C’était un métier qui se transmettait de mère à fille et c’est la mère qui diriger l’atelier et qui faisait toutes les opérations très techniques de la teinture.

 

La mère était très experte – il fallait uniquement des tapisseries du 17ème et du 18ème.

 

Alors les tapisseries il fallaient les restaurer, et c’était son père qui  voyager et qui apportait des tapisseries qui étaient très abîmées, alors il fallait réparer les parties manquantes de ses tapisseries. 

 

Et il arrivait aussi de remplacer les attributs des cupidons

 

  

CUPIDONS                        Photo Joséphine Bourgeois dans la Galerie de Tapisserie

 

susceptibles de choquer les riches clients américains de l’entre-deux guerre, qui étaient des puritains, et puis leurs épouses ne voulaient pas forcément voir d’organes génitaux dans leurs salons.

 

Alors Josèphine Bourgeois les faisaient disparaitres et c’était Louise Bourgeois qui avait entre 10 et 16 ans qui était chargé de dessiner des motifs ou des fruits.

 

Dans les archives de Louise Bourgeois, elle raconte comment sa mère découpaientt les attributs des Cupidons et les collectionnaient - 

 

Et puis c’était tissait dans l’atelier de ses parents et cousu. Elle redessinait également les pattes des chevaux - les jambes les pieds tout ce qui était vraiment abimés. On verra plus tard que les jambes vont être récurent dans son oeuvre.

 C’était le père de Louise Bourgeois qui était chargé de vendre les Tapisseries qui étaient réparées et vendait également des tapisseries d’Aubusson et des GOBELIN. 

C’est le premier travail graphique artistique que l’on peut dire de Louise Bourgeois – elle a vraiment baigné dans cet univers – et l’atelier de restauration des tapisseries va être la toile de fond de tous les souvenirs de Louise Bourgeois, la matrice enveloppante, maternelle, structurante de son apprentissage artistique

 

 

Donc c’était une activité très importante – et c’était pour la famille Bourgeois une activité très lucrative – On s’est aperçu que la famille vivait de façon très luxueuse – la famille faisait plusieurs séjours sur la côte d’Azur – des voyages en Angleterre – en Italie et puis le Papa acheté des robes de grands couturiers (chanel, Sonia Delaunay etc)

 

FORMATION

 

En ce qui concerne la formation de Louise Bourgeois :

 

En 1927 âgées de 16ans et sur décision de ses parents elle abandonne ses études alors qu’elle était une très bonne élève, pour se consacrer au travail familial de la tapisserie et surtout de s’occuper de sa mère car elle était malade – elle avait un emphysème (maladie respiratoire) après avoir contracté la grippe Espagnole. D’ailleurs la famille passait l’hiver à Nice il louait une villa sur la colline de Cimiez.

 

Louise Bourgeois est vraiment restée au côté de sa mère pour la soigner – elle a écrit des journaux entiers des soins qu’elle prodiguait à sa mère.

Elle raconte enfant qu’elle devait plaçer des ventouses sur le corps de sa mère sur le thorax devant et derrière – et que de là lui est venue cet intérêt obsessionnel pour ce traitement et donc il y’a toute une série de sculpture qui représente les ventouses.

 

Ici Louise Bourgeois réalise une œuvre singulière 

 

 

VENTOUSES CP -1990

C’’est un bloc de marbre sur laquelle est posé des ventouses – qui a été également été taillé 

Elle disait j’organise une sculpture comme on soigne un malade

 

Alors Bachelard explique :  Ce qui doit être dit et si difficile et si douloureux qu’il faut en quelques sorte l’extirpé hors de soi comme on taille la matière comme on le fait dans un matériau d’une extrème dureté.

 

Autre fait marquant dans la vie de Louise Bourgeois : en 1922 son père introduit une gouvernante anglaise dans la cellule familiale avec laquelle il a une liaison celle-ci va durer 10ans. 

 

 

PHOTO – LOUISE – PIERRE – SADIE ET SON PÈRE 

Le père ne s’en cachait pas – et la mère fermait les yeux sur l’adultère de son mari. 

On part d’une éducation relativement traditionnelle – on part d’une famille où règne la promiscuité sexuelle assez libre ou personne ne disait rien – l’aveuglement elle l’a beaucoup reproché à sa mère.

 

ET ce sont des souvenirs qui remonteront en surface bien plus tard – car elle était bien trop jeune pour comprendre ce qui se passait.

 

Et puis sa mère meurt en 1932 à l’âge de 53 ans. Louise à tout juste 20ans – et la mort de sa mère est un grand traumatisme. Elle passe par des phases de dépression, elle était très attaché à sa mère – elle avait quitté l’école, elle est resté 4 ans auprès d’elle  pour la soigner.

 

Et puis quelque temps après Louise Bourgeois se présente au baccalauréat de philosophie qu’elle obtient avec succès. Elle devient indépendante assez tôt – 

 

Mais avant l’art, et pendant 1an il y’a les mathématiques supérieures à la Sorbonne en Géométrie espérant trouver un ordre et une logique dans sa vie. 

 

Et puis elle commence des études d’art à Paris, d’abord à l’école des Beaux-Arts. Après 1932, elle se forme dans les académies libres de Montparnasse et de Montmartre, Colarossi, Ranson, Jullian.

 

Elle a également étudié auprès de Marcel Gromaire, André Lhote.

Elle sera également traductrice dans l’atelier de Fernand LEGER une rencontre déterminante – LÉGER laissant entendre que la sensibilité   de Louise Bourgeois la portait plus vers la sculpture que vers la peinture « il lui dira en voyant ses dessins – mais vous êtes sculpteurs vous voyez en 3 dimensions. 

 

De 1936 à 1938 avant son départ à New York – elle a étudiait l’histoire de l’architecture – Elle a étudié également l’histoire de l’’art à l’école du Louvre puis y travaille en tant que guide au musée pour gagner un peu d’argent pour être indépendante.

 

Auprès de Fernand LÉGER - elle subit également l’influence africaine, qui marquait alors la culture française et en particulier les arts plastique.

 

Et puis elle travaille avec son père qui tient une petite galerie d’art et d’antiquité boulevard Saint Germain.

 

Et c’est dans la gallérie d’antiquité qu’elle rencontre en 1938 son futur époux l’historien d’Art américain Robert GOLDWATER quelle épouse la même année.

 

 

LOUISE BOURGEOIS ET SON MARI ROBERT GOLWATER

 

Une rencontre décisive dans la vie de Louise Bourgeois, puisqu’elle quittera la France pour les Etats-Unis.

 

Et quand elle émigre à New York, en 1938 elle laisse sa famille derrière alors que la seconde guerre mondiale approche.

 

C’est aussi une façon d’échapper à sa famille elle a toute de suite compris qu’avec Robert GOLWATER – c’était un appui qu’elle allait découvrir le nouveau monde et peut être une carrière d’artiste.

 

Alors peu de temps après son arrivée à New York Louise Bourgeois s’est inscrite à l’école des Beaux-arts ou elle commence à faire des Etampes, elle suit également des cours de gravures.

 

D’ailleurs sa carrière artistique débute aux Etats Unis et elle commence par le dessin et la peinture.

 

 

 

 

THE RUNAWY GIRL -1938

LA FUGUEUSE ET PHOTO DE LOUISE BOURGEOIS

 

Un tableau qui évoque son voyage. Une jeune fille à la longue chevelure apparait de profil tenant une petite valise et flottant au-dessus d’une bande bleue représentant l’océan ou le ciel, en dessous d’elle les crêtes pointues des montagnes et au-dessus une longue maison le long d’une rivière dans laquelle nage un petit personnage.

Louise Bourgeois évoque peut être la seine ou la Bièvre – et exprime le passage d’un continent à un autre.

 

Elle commence également une correspondance régulière avec son père au moins une fois par semaine.

 

Les dessins des années 1940 évoquent la grossesse et la maternité – 

 

 

    

SANS TITRE                                                        SANS TITRE (WOMAN GIVING BIRTH 1941) 

     ACCOUCHEMENT)

Elle aura donc deux garçons Jean Louis né en 1940 et Alain Mathieu Clément né en 1941 (prénoms français elle y tenait).

 

Avant cet évènement convaincu qu’elle ne pouvait pas concevoir d’enfant Louise Bourgeois est retournés brièvement en France pour adopter un garçon Michel né en 1939 – DC en 1997 (58ans). C’était aussi pour garder une sorte de relation avec la France.

 

A droite accouchement 1941 c’est la période où elle est enceinte de son second fils Alain. 

 

Sur le dessin au peut remarquer un enfant de la taille d’un adulte en train de sortir du corps de sa mère formant ainsi un torse à deux têtes, comme si la femme enfantait d’elle-même.

 

Et puis elle rencontre ses artistes surréalistes émigrés à New York fuyant le nazisme : André MASSON, Max ERNST, TANGUY, André BRETON, DALI, Marcel DUCHAMP qui deviendra un très grand ami de Louise Bourgeois : 

 

Elle soutiendra qu’elle n’a rien à voir avec les surréalistes et qu’elle est anti-surréaliste, on retrouvera quand même quelque influence.

 

Elle évoque également la rétrospective de 1939 au Moma de Picasso 400 œuvres présente – plus de 40 années de travail – elle dit je cite « cela était si beau, et représentait un tel génie et une telle somme de travail que je n’ai plus touché mes peinceaux pendant des mois)

 

Une première exposition individuelle en 1945 à la Bertha Shaefer Gallery de New York elle présente 12 peintures avec entre autres la collaboration de Marcel DUCHAMP qui avait quitté la France en 1915.

 

 

 

 

 

 

FEMME MAISON 1945-1947 

Huile et encre sur toile de lin 

91x35 CP - Chacune

 

La première œuvre s’intitule femme maison qui est un thème essentiel dans son travail.

 

Des personnages féminins dont une partie du corps (la tête le plus souvent) est enfermée dans une maison.

Les trois toiles ont été peinte de façon verticale, on peut observer que sur deux toiles les corps féminins sont sans bras et porte sur leurs épaules une maison chacune différente.

 

Sur la toile de droite ce n’est plus une maison c’est un immeuble la palette est très réduite elle est composée de blanc et majoritairement de noir ce qui confère à l’œuvre un aspect triste et presque dramatique –

 

Pour les figures de gauche, des couleurs beaucoup plus chaudes, maison qui remplace la tête et du toit sort une sorte de masse qui fait penser à une chevelure féminine.

 

Une réflexion sur la condition de la femme au foyer et de la mère piégée dans la maison et qui lutte pour se libérer. 

 

La femme au Foyer c’est ce qu’on lui a renvoyé constamment dans la figure quand elle fréquentait des artistes et qu’elle voulait collaborer participer à quelques expositions, elle a été rabaissé par certain surréaliste notamment André BRETON –

 

Voilà à un moment donné comment elle a été perçue 

 

C’est quand même assez rare pour les femmes artistes de l’époque d’être mère, déjà c’était difficile d’être une artiste spécialement à New York en plus étant une femme française mariée à un conservateur ayant des enfants ça veut dire vis-à vis du milieu de l’art américain et des marchands elle n’existait pas. 

 

Et puis elle a eu cette chance d’épouser un historien d’art – son mari était un grand spécialiste de l’art primitif, il était également professeur à l’université, il la toujours soutenu et croyait en son travail – d’ailleurs il écrira des articles sur son travail.

 

Elle a pris la nationalité assez tard en 1957.

 

A propos de l’iconographie du corps-maison, l’artiste fait également référence au philosophe Gaston Bachelard « la maison est corps et âme, elle est le premier monde de l’être humain, symbole de refuge maternel, de la chaleur protectrice de l’enfance et de la maison ». La maison, écrit-il, est imaginé comme un être vertical, elle s’élève… sa verticalité étant assurée par la polarité de la cave et du grenier.

 

47 ans plus tard sous forme de sculpture – et on verra que tout au long de son œuvre elle reprendra souvent des idées qu’elle a eu au début de sa carrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FEMME MAISON 1994 

Marbre Blanc

11X31X6 CP

 

Elle s’identifie à la maison son corps est une maison et elle-même a non seulement changé plusieurs fois de maison ce sont toujours des maisons ateliers –

Elle parle beaucoup de disputes qu’elle en a souffert au point ou quand elle avait commencé à vendre ses sculptures donc qu’elle avait suffisamment d’argent – et bien elle achetait des maisons vides – et elle disait au moins les maisons vides y’a pas de conflits ce sont des maisons tranquille elle fait référence à ses parents qui se disputé beaucoup.

 

Elle voulait en donner à ses fils qui n’en voulait pas donc elle avait un certain nombre de maison vides qui lui appartenait.

 

Entre 1945 et 1955, les bourgeois ont emménagé dans un plus grand appartement, l’immeuble le plus ancien de New-York, et l’appartement possédait un toit terrasse et c’est vers 1945 que Louise Bourgeois commence ses premières sculptures en bois sur la terrasse de leur immeuble.

 

  

 

1 -PHOTO DE LOUISE BOURGEOIS 

SUR LE TOIT DE SON IMMEUBLE.

 

Elle va réaliser plus de 80 sculptures connues sous le nom de personnages.

Travailler sur le toit, entouré de l’architecture unique des gratte-ciel New-Yorkais, est une expérience qui a sans aucun doute eu un profond impact sur son travail.

 

 

Ses sculptures qu’elle nommait personnages étaient réalisées en bois de Sequoia

 

2 QUARANTANIA 1946-1953 

Bois peint en blanc avec du bleu et du noir

2mX69X68 MOMA NEW YORK 

 

3 PHOTO DE FAMILLE 

LOUISE BOURGEOIS ET SES ENFANTS ET SON MARI

 

Alors ou se procurait elle ses matériaux

Sur le toit des immeubles New Yorkais il y’avait de grand récipient dans lequel l’eau de pluie convergeait – et ces constructions de bois était du bois qui venait de Californie et qui avait une certaine forme – donc elle récupérer ce bois qu’elle travaillait à la lame de rasoir.

 

Quarantania est une référence au mot quarantaine ou un rétablissement d’une maladie avec 40 jours passés seuls loin des autres.

 

Elle-même disait elle est malade du pays – elle est malade d’avoir laissé derrière elle sa famille – elle est malade d’avoir laissé derrière elle la France – dès le début en fait elle est très affectée par les personnes qui lui manque. et ça c’est la première énergie qui l’amène à ses premières sculptures.

 

Elle découvre dans la sculpture « un moyen de combler sa solitude et d’évacuer ses angoisses » Et pour Louise Bourgeois ces sculptures sont bien des présences physiques des substituts d’êtres humains.

 

La figure centrale (la femme avec des paquets) représente l’artiste et ses 3 enfants : Elle écrit dans son journal « j’avais mes enfants autour de ma taille » je portais mes paquets la figure la plus haute c’est le père confiant et rassurant.

Les cinq poteaux totémiques affirment la dominance phallique dans une famille qui comprend 4 hommes. On pourrait aussi dire que l’ensemble protège la figure centrale.

On peut faire le lien également avec les formes qui ressemblent à des aiguilles à coudre ou à des navettes de tissage une référence aux outils du métier de tapisserie de sa famille. Ces sculptures évoquent aussi les relations avec les paysages New Yorkais - les gratte-ciel et la verticalité. 

 

Ses sculptures pouvaient aussi représenter sa famille laissait en France.

 

 

 

 

   

 

1-LES TROIS GRACES 1947

Qui font partie de la collection du MOMA NEW YORK 2mX63X30

Groupe mais aussi individuel

 

2-SLEEPING EN EN TRAIN DE DORMIR Figure 1950 

189X29X29

 

 

Les personnages élancés ont été associée à Constantin BRANCUSI quelle connaissait très bien – ainsi qu’Alberto GIACOMETTI qu’elle avait rencontré à New-York lors d’une exposition.  

 

La figure de droite avait été acquise par Le MOMA – De nombreux critique ont interprété la forme phallique et fragile de cette sculpture je cite : (on dirait que le personnage repose sur deux grandes béquilles, comme si ses pieds étaient engourdis comme une référence directe à une période difficile de la vie de l’artiste durant laquelle celle-ci doit s’adapter à son nouveau pays, les Etats Unis, et en tant que femme artiste, se battre pour être connue dans un monde de l’art dominé par les hommes.

 

PHOTO LOUISE BOURGEOIS

Elle expose ses premières sculptures en 1949 à la galerie PERIDOT à New York.

Puis deux autres suivront en 1950 et 1953 dans divers expositions de groupe avec des artistes expressionnistes abstraits dont Jackon Pollock, Mack Rotko et Willem DE KOONING.

 

 

 

 

1-PORTRAIT DE JEAN LOUIS 1947-1949 (Bois peint) Œuvre murale 88,9X12XX10 CP

 

2-BULDING

NEW YORK

 

L’artiste applique l’iconographique des femmes maison 1945-1947 à son fils Jean Louis. La partie inférieure de la sculpture et anthropomorphique, esquissant deux jambes, la partie supérieure est architecturale c’est un immeuble avec une porte et des fenêtres bleue. Louise bourgeois fusionne deux réalités dans une même oeuvre hybride, associant l’attention qu’elle porte au corps et à l’architecture (on l’a vue plus haut avec femme maison) qui devient (fils maison) elle avait écrit je voulais que mon fils soit aussi beau que les grattes ciel de New York

 

 

 

 

LES AVEUGLES CONDUISANT LES AVEUGLES 

THE BLIND LEADING THE BLIND 

1947-1949

 

Il existe 5 versions différentes 

C’est une grande construction composé de 4 barres horizontales superposées soutenues par sept paires de jambes c’est sans doute l’oeuvre de Louise Bourgeois la plus abstraite. Elle dit que l’œuvre est à sa taille. Et qu’elle rapporte cette sculpture à la parabole des  Aveugles de Brueghel et aux soldats aveuglés de la guerre 14.

 

TABLEAU BRUEGHEL 

PARABOLE DES AVEUGLES 

 

UNE PHOTO DE SOLDATS BLESSE

 

Cela demande une explication : 

 

Dans le tableau de Pieter Brueghel réalisé en 1568 un an avant sa mort - ce sont des aveugles qui se suivent lorsque le premier homme tombe dans une fosse et bien les autres suivent.

Alors comme vous pouvez le remarquer ils sont tous relies entre eux par des cannes et leurs bras sur les épaules. Ils sont présentés à différentes étapes de la chute et leurs expressions vont de la confiance à la surprise en passant par le choc.

Et la diagonale dans la composition permet à la peinture d’être dynamique.

Louise Bourgeois avait étudiait l’histoire de l’art, au Louvre –

 

Et le deuxième facteur : son père a servi pendant la première guerre mondiale et ensuite a été blessé et envoyé dans un hopital à Chartres et dés son enfance Louise Bourgeois a eu la malheureuse expérience d’être emmenée avec sa mère dans les camps de guerre ainsi que dans les hôpitaux. Elle probablement vue des soldats blessés souvent aveuglés.

il faut se rappeler que Louise Bourgeois est née en 1911 et en 1914 elle devait être âges de 3 ou 4ans, elle a été exposé à des images de soldats.

 

 

C’est aussi une mère qui resté aveugle quand à son mari qui vivait avec sa maîtresse sous le même toit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUARANTANIA III – 

1947-1949 MUSÉE REINE SOFIA MADRID

 

Et puis  il y’aura la géométrie Euclidienne qu’elle a étudié à la Sorbonne en 1932

Ici on retrouve la géométrie Euclidienne qui repose sur le fait que les parallèles ne se touchent jamais - le parallélisme exclut tout type de toucher, la distance reste la même dans le temps.

En ce qui concerne cette œuvre - ont peut remarquer que c’est un linteau qui est au-dessus et qui maintient la structure - les jambes sont placées dans des lignes parallèles les unes aux autres sans jamais se toucher.

 

La sculpture se rapporte à l’habitude qu’elle avait de se cacher, enfant sous la table du diner quand la conversation devenait trop déprimante. Elle disait que ma mère et mon père se battaient comme chiens et chat.

 

1 influence de Brueghel, 2 son enfance, 3 la géométrie Euclidienne.

avec ces trois paramètres elle arrive à concevoir une oeuvre.

 

RED NIGHT 1946-1948 (LA NUIT ROUGE)

 

Louise bourgeois a réalisé quelques peintures jusqu’a la fin des années 1950. La peinture ne l’intéressait pas elle était attirée par l’aspect physique de la sculpture pour l’abréaction des affects. Mais elle y reviendra dans les années 1980-1990.

Les peintures de Louise bourgeois résonnent avec les rêves, les fantasmes de la femme de la mère et de l’artiste.

Nuit rouge montre une femme allongée sur un lit, ses seins et ses parties génitales consistant chacun en une tête d’enfant en forme de pierre angulaire - la famille reste omniprésente.

 

1948 - après 10ans d’absence elle reviendra en France pour quelques jours.

 

1951 elle perd son père - très vite Louise bourgeois voit apparaître les symptômes de la dépression.

 

Elle fait autre chose et qui va être déterminant et pour sa vie et pour son art – elle entame une longue psychanalyse à New York – elle consulte un premier psychanalyste ça ne marche pas – puis elle rencontre Henry LOWENFEINDE, pendant 30 ans elle consultera Henry LOWENFEINDE 4 fois par semaine et puis deux fois par semaine jusqu’en 1986, c’est fils ce souviennent qu’elle était dans son lit et elle ne bouger plus, elle sortait uniquement pour aller à ses séances. 

 

Et puis elle continue à sculpter

 

JARDIN NOCTURNE

FORÊT (NIGHT GARDEN 1953)

Gauche

UN ET LES AUTRES

1955

ONE AND OTHERS

Droite

            

Celui de gauche une masse compacte faite de bois creux, ces formes sont peintes en noires d’où le titre (jardin nocturne) avec quelques touches de blanc et de rouge sombre - des formes oblongues réunies sur un socle.

 

Ces oeuvres ont évoluées à partir des personnages. Les oeuvres antérieures étaient rigides et singulières, Forêt montre ce que Bourgeois appelait un “adoucissement” dans on travail “découlant de la douceur de mes enfants et de mon mari..” on retrouve l’influence du surréalisme, elle n’est pas du tout affilié au surréaliste mais elle sait ce qui ce passe.

 

On retrouve cet intérêt pour le groupe. Son travail passe peu à peu de la mise en scène de l’individu isolé à la conscience du groupe. En fait elle recherche l’effet que cela devait lui procurer puisque une forme individuelle et un groupe assemblé n’aura pas le même effet.

 

L’œuvre de droite avait été présentée à l’exposition annuelle du Whitney Museum en 1956 et qui avait été acquise par le même musée. 

 

Voyage :

Un peu plus tard en 1967 Louise Bourgeois et Robert Goldwater se rendent au Nigeria pour participer à une conférence mondiale sur l’art africain -l’architecture que l’artiste découvre transparait dans ses sculptures. Ce qui aura beaucoup d’influence sur son art

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au début des années 1960, Louise Bourgeois abandonne la rigidité verticale du bois de ses premières figures totémiques pour des matériaux plus souples, comme le plâtre, puis le latex, auxquels elle donne des formes organiques, ayant comme thème le nid le refuge, la tanière.

 

FEE COUTURIERE 1963 

102X54 (Guggenheim Museum) 57ans

 

FAUVETTE COUTURIERE

 

Fée couturière qui avait été exposé dans le jardin du Musée Rodin à Paris

Alors c’est une sculpture en suspension qui peut tourner sur elle-même. 

Suspendre est très important pour l’artiste parce que cela permet aux choses de tourner sur elle-même. Elles deviennent très vulnérables cela modifie la hiérachie dans l’œuvre – le socle disparait.

 

A première vue cette œuvre est énigmatique. On n’identifie pas ce que cela représente. Effectivement la forme peut faire penser à une poire, une gourde – Le titre n’a rien à voir avec l’œuvre, on ni voit ni fée ni couture. 

 

Alors cette sculpture qui paraît être du plâtre c’est un bronze peint en blanc – le plâtre ou l’argile en sculpture est en effet une étape intermédiaire entre la réalisation en terre et le bronze final.

 

Louise Bourgeois a voulu donner un aspect fragile, d’où cette fragilité du nid, comme je le disais le thème abordé est le nid, le refuge la tanière et ici nous n’avons rien d’un refuge, ni d’un nid.

 

Toujours en lien avec la maison de son enfance qui n’a pas répondu à l’attente de protection, de chaleur. Lieu de traumatisme et d’insécurité qui a fait de la maison familiale un lieu très fragile, d’ou le plâtre ou l’on peu imaginer qu’a tout moment elle peut tomber et se briser

 

 

ALORS POURQUOI L’IMAGE DE DROITE

C’est un nid d’oiseau pendu dans les arbres

La sculpture de louise bourgeois et le titre font référence à ce joli petit passereau qui se nomme fauvette couturière (alors Fée couturière et Fauvette couturière on n’est pas très loin) aucune chance de rencontrer ce joli petit passereau puisqu’il vit principalement en Asie.

 

La Fauvette couturière doit son nom à son étonnante technique pour construire son nid. Il perfore de son bec aigu les bords d’une ou deux grandes feuilles d’un arbuste et les coud en utilisant des fibres végétales, des soies d’araignées ou des cocons d’insectes.

 

On retrouve ici tous le travail de Louise Bourgeois et le travail de sa mère, des tapisseries du tissage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis vers 1960, son œuvre est à nouveau mise sur le devant de la scène grâce à Lucy LIPPARD (qui est une figure de proue de l’art féministe), qui la place ainsi que de nombreux jeune artiste dans un contexte formel, celui de la sculpture pos-minimaliste.

 

FILLETTE 1968

LATEX SUR PLÂTRE

59X28X19

Musée d’Art moderne de New York

 

PHOTO LOUISE BOURGEOIS TENANT SA SCULPTURE SOUS LE BRAS – PHOTOGRAPHIÉ PAR ROBERT MAPPLETHORPE 

 

Il s’agit de l’une des œuvres les plus célèbres de Louise Bourgeois. 

 

Fillette est plus qu’une représentation humoristique de l’égo masculin. Cela symbolisait les ennuis de Louise avec son père qui était mentalement violent envers elle. Dans la version de gauche la pièce est suspendue à un crochet et fait probablement référence à la castration.

 

Et puis l’amour de Louise pour son père et son désir de lui plaire l’on amenée à créer une sculpture comme fillette pour montrer son désir d’être le fils que son père a toujours souhaité qu’elle soit.

 

Effectivement ce que je n’ai pas abordé au début c’est qu’avant Louise il y’avait 2filles – un enfant mort dès la naissance qui était une fille et Henriette qui est l’aînée - et donc après Henriette, le papa désirait un garçon, et quand il a vue arrivé une 3ème fille – il a été déçu – c’est d’ailleurs sa mère Joséphine qu’il a réconforté en lui disant qu’elle lui ressemblait et le prénom qu’elle avait donnée à sa fille c’est le féminin de Louis.

 

 

 

 

 

Elle évoque épisode de l’orange…..

elle raconte ou son père dessine une silhouette de femme sur la peau de l’orange qu’il coupe avec son couteau et puis il ouvre l’orange et lorsque que l’on découpe une orange au milieu de l’orange et présent la petite tige blanche qui et dans le cœur de l’orange – et montrant aux invités voilà cela pourrai t’être louise mais ce n’est pas louise parce que ce qui est là montre que ce n’est pas Louise donc elle s’est senti humilier.

 

Elle crée ce qu’elle n’a pas eu – elle crée ce qu’il l’a fait tant souffrire.

 

D’après louise Bourgeois, les testicules peuvent également être lus comme des seins et le pénis en érection peut être vu comme un cou.

 

Dans la deuxième version, la pièce est portée, Louise Bourgeois a été photographié par le célèbre photographe Robert Mapplethorpe en 1982.

 

SOMMEISLEEP II  1967

MARBRE – 59.4X76.8X60.3 Socle en bois

 

PHOTO DE LOUISE BOURGEOIS QUI TRAVAILLE SOMMEIL A PIETRASANTA EN 1967

 

A partir de 1967, elle travaille le marbre directement en Italie à PIETRASANTA, ou elle retourne régulièrement jusqu’en 1972.

 

Et pour Louise Bourgeois – ce qui va dans un sens doit inévitablement aller dans l’autre sens – ce qui fait face doit nécessairement aussi tourner le dos, ce qui se dirige vers le haut doit se diriger vers le bas, ce qui est posé sera tout à l’heure suspendue.

 

 

Ce qui est associé à son double dans un cas sera juxtaposé à son jumeau où à son image en miroir dans un autre. 

 

Elle fabrique une forme qui doit automatiquement avoir son double.

 

JANUS SUSPENDU AVEC VESTE

1968 – BRONZE, PATINE NOIRE ET POLIE

OPEUVRE SUSPENDUE

27X52X16

 

A DROITE 

JANUS SUSPENDU

 

Et c’est le cas de Janus qui était le dieu à double visage, l’un tourné vers le passé et l’autre vers le futur.

 

Et ici vous avez deux sculptures devenus une les formes sont suspendues à un crochet – les formes droites qui était posé maintenant se balancent en hauteur.

 

Alors on l’a vue c’est un assemblage de deux blocs.

 

Sommeil ressemble à un phallus rétracté, et Janus fleurie pourrait ressembler à un phallus regardant dans deux directions opposées. 

 

 

 

 

 

 

 

 

JANUS FLEURI 1968 

BRONZE, PATINE, DOREE, PIECE SUSPENDUE

27.7x31.7x21.3

 

Ici dans Janus fleuri 1968 – La forme provocante suggère des organes sexuels qui suspendus au plafond, se balancent directement au niveau de yeux du public.

 

L’adjectif « fleur » renvoyant par métaphore visuelle au sexe féminin comme efflorescence. Masculin et féminin se trouvent encore une fois réunie dans cette œuvre aux deux visages.

 

Elle a commencé à travailler avec du plâtre, du plastique, du latex et du bronze au début des années 1960.

 

Ici elle expérimente à nouveau des matériaux

 

Les premières sculptures de Louise Bourgeois intitulé paysage doux et un mélange de plâtre et de latex qu’elle expose à la Stable Gallery de New York – une série de sculpture complétement différente de ses sculptures rigides et verticales antérieures. L’artiste explore les possibilités des matériaux souples comme les matériaux durs. 

 

PAYSAGE DOUX I 1967 PLASTIQUE 10X30X27

PAYSAGE DOUX II 1967 PLASTIQUE 17X37X24

PAYSAGE DOUX II 1967 ALBATRE 17X37X24 CP BERNE

 

Des paysages selon elle qui ressemblent à des organes du corps humains ou des tissus organiques.

 

Et puis de ces sculptures – viendront les mêmes avec un assemblage.

 

Et puis elle arrive petit à petit à donner des formes beaucoup plus importantes.

 

Avenza est une sculpture initialement exécutée en plâtre qui a ensuite été moulé en plastique, en latex et en bronze.

 

Ce sont des petits cônes à sommet rond serré les uns contre les autres.

 

AVENZA MARBRE 

TATE LONDRES

1968-1969 PLATRE ET LATEX

AVENZA BRONZE

REVISITE II 

1968-1969

PLATRE PLASTIQUE FIL DE FER SUR SUPPORT EN BOIS 

130X142X240 CP SUISSE

 

Les amas de protubérances bulbeuses – l’artiste expérimente les qualités des matériaux – elle a travaillé de nombreux matériaux et utilisé de nombreuses méthodes – et surtout elle n’imitait rien de ce qui avait déjà été fait – et rien ne pouvait imiter ce qu’elle créait.

 

Ce qu’il faut savoir que la même œuvre exécutée en 1992 de taille moyenne a été vendu chez Sotheby’s en 2011 – 432 000 euros.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bourgeois a utilisé un latex supplémentaire moulé dans le même moule pour fabriquer le vêtement à poitrine multiple qu’elle porte ici 

SCULPTURE DE MARBRE DEESSE ARTEMIS D’EPHESE

550 AVANT JC

MUSEE ARCHEOLOGIQUE

D’Ephese en Turquie

 

PHOTO LOUISE BOURGEOIS

 

DIANE MERE NATURE VILLA D’ESTE TIVOLI

ITALIE

 

Dans une célèbre photographie prise en 1975 par Peter Moore.

Les sculptures de Louise Bourgeois peuvent être reliées à la déesse Artémis d’Éphèse. 

 

On va retrouver ses formes dans cumul – Le titre cumul vient d’un système de nuages.

Donc c’est une autre variation d’Avenza 

 

CUMUL 1969 

MARBRE BLANC BOIS

51X127X122

Musée national d’art moderne Centre Georges Pompidou Paris

CUMUL I

1969 BRONZE

 

 

 

 

Un autre travail important c’est la 1ère installation produite par l’artiste

 

DESTRUCTION DU PERE 

THE DESTRUCTION OF THE FATHER

257X362X248  1974

Plâtre latex bois tissu et lumière rouge

Gallery Robert Miller New York

 

L’œuvre reprend les bulbes en latex et les formes arrondies  d’AVENZA.

Il s’agit de la première pièce d’installation de Louise Bourgeois à une époque où l’art d’installation en était à ses débuts et était utilisé par des féministes telles que Judy Chicago.

 

Pour une raison simple dans les années 1950-1960 aux états unis les femmes se voyaient refusées les lieux d’arts. Souvent les femmes artistes travaillent pendant des années sans être connues puis sont finalement couronnées de succès à la fin de leur vie.

 

En parlant de féministe Louise Bourgeois a participé au militantisme féministe elle a accepté de prendre part à nombre d’exposition revendicatives.

Elle a participé également à l’exposition 13 femmes artistes.

 

En 1971 elle a participé à des conférences concernant la place des femmes dans le monde de l’art et a participé à plusieurs débats d’époque concernant le « sexe de l’art »

 

Louise Bourgeois disait « je suis une femme et je n’ai pas besoin d’être féministe ». Même si elle n’adhère pas, du moins verbalement à la dimension de groupe du féministe, elle a toujours été consciente de la politique des sexes, elle sait que pour les hommes, on est d’abord une femme même si en tant que femme on est d’abord artiste c’est toute la subtilité.

 

 

Alors Destruction du père est une exploration biographique et psychologique de la domination du père – c’’est la première œuvre dans laquelle elle utilise des matières malléables à grande échelle.

Elle a réalisé cette œuvre dans le sous-sol de sa maison à Chelsea – qui a été vue en 1982 – 8 ans après.

 

Au milieu se trouve comme une table – et on retrouve des formes en latex, alors pour réaliser l’œuvre, elle et allée acheter de la viande de la vrai viande au marché, des épaules d’agneau et des cuisses de poulet, puis le a rapportées à la maison, moulées dans du plâtre, puis a coulé du latex dans les moules.

 

Au plafond sont suspendus des formes sphériques. Pour Louise BOURGEOIS il s’agit d’une énorme bouche de banquet, c’est un festin cannibale – elle a failli appeler cela  le repas du soir – 

 

La scène est baignée d’une douce lumière rouge qui symbolise la colère, la mort et le sang, invitant le spectateur à assister aux conséquences du meurtre.

 

Selon elle « cette œuvre représente l’horrible et terrifiante table des repas de famille ou le père assis en bout de table jouit de son pouvoir. On n’a en effet une espèce de caverne de grotte, des morceaux d’un père qui aurait été dévoré et mis en pièce.

 

C’est une œuvre qui transpire les théories de Freud – Totem et Tabou la horde primitive.

 

Dans cette œuvre l’artiste exorcise et recrée son passé dans son œuvre pour pourvoir, en quelque sorte régler ses comptes avec les humiliations subies pendant son enfance.

Alors elle a eu un père cruelle despote qui crée un climat de violence dans la maison constamment – Il humilier ses enfants  

 

Et par ailleurs cet homme a vécu une relation amoureuse et sexuel avec la jeune femme qui était venue là pour donner des cours d’anglais aux enfants – elle vivait sous le même toit ça à été une trahison LB à l’époque avait 10ans et ça été une trahison, il trahissait sa mère il trahissait les enfants et par ailleurs sa mère ne se révoltait pas ce qui lui a aussi beaucoup posé problèmeme parcequelle aurait dû selon louise et on peut le concevoir se révolter pour protéger ses enfants.

 

Et la destruction du père c’est œuvre très forte qu’elle a faite pour essayer d’évacuer ce traumatisme –

 

C’est la matérialisation d’une scène vécue soixante ans plus tôt lorsqu’elle imagine que toute la famille le dévore aux cours d’un repas pour se venger.

 

 

CONFRONTATION 1978 

BOIS PEINT, LATEX, ET TISSU EXPOSE GUGGENHEIM MUSEUM 

 

Quatre ans après l’œuvre précédente Louise représente une autre œuvre monumentale intitulée confrontation :

Confrontation représente une longue table entourée d’un ovale composé de boites en bois peintes en blanc. Au centre une table comme une civière, elle est recouverte d’une nappe bleue en plastique – sur laquelle sont posés sur différents éléments organiques.

Sphères, en latex

S’agit-il des restes d’un repas d’une scène macabre d’un sacrifice.

 

Confrontation parle de la sexualité entre génération l’’attirance d’une génération pour une autre, d’une personne plus âgée pour quelqu’un plus jeune. Ça va dans les deux sens, c’est une relation impossible qui de termine dans la mort.

 

En fait elle fait allusion à son père avec sa maîtresse qui était très jeune.

 

Après le décès de son mari, elle s’installe en 1980 dans un nouvel atelier à Brooklyn et s’entoure d’assistants – 

 

En ce qui concerne la reconnaissance de Louise Bourgeois il faudra attendre 1982… ; a l’époque une œuvre de femme était moins regardé. C’est la première femme à avoir une rétrospective au MoMA – avant elle personne y’a eu quelques femmes qui ont eu une reconnaissance comme Giogia OKIFEE  ou Louise NEVELSON et John MITCHELL qui arrive bien plus tard - ce qui montre l’ampleur du dessert regardant le travail des femmes.

 

Elle n’entre pas facilement dans les catégories traditionnelles de l’histoire de l’art, ce qui explique en partie pourquoi elle n’est jamais associée à une date ou une période spécifique de l’histoire de l’art.

 

Tantôt, il semble qu’elle appartienne à l’histoire formelle et moderne de la sculpture tantôt son œuvre rencontre parfaitement les thématiques et les pratiques issue du postmodernisme.

 

Dans les années 1986, elle commence sa série de Cellule quand elle disposé d’un espace suffisamment grand pour réaliser ces choses qui sont gigantesques. Le terme cellule provient du Corbusier avec qui elle avait un lien d’amitié très fort.

 

Ce sont des Espaces à demi-clos Tanière articulée et la première des cellules qu’elle crée en 1986

 

TANIÈRE ARTICULÉE 1986

ACIER PEINT, CAOUTCHOUC ET TABOURET 

281X655X490 MOMA NEW YORK

 

La tanière évoque le nid ou la caverne d’un animal, un espace caché ou protégé plusieurs panneaux en métal définissent l’espace circulaire. Au centre un tabouret noir, solitaire, est entouré d’objets noirs en caoutchouc suspendus au plafond.

 

Cellule, peut signifier l’enfermement, la prison, la chambre monacale pour la prière.

 Elle peut aussi être biologique, la plus petite parcelle d’un organisme vivant. Ou la cellule familiale ? Elle en a créé une soixantaine qui représente les différentes formes que peut prendre la douleur : physique, émotionnelle.

 

Les Cellules peuvent également être vues comme une continuation de l’idée de la femme-maison rendu plus théâtrale.

 

CELLULE (VETEMENTS -1996) 

BOIS,VERRE, ,TISSU, CAOUTCHOUE 

210X444X365 CP

Un espace réduit par des objets certains trouvés et d’autres fabriqués suspendus au plafond. Les murs de cette enceinte circulaire sont édifiés à partir de portes en bois usées qui ont été récupérées dans des maisons démolis ou abandonnées. Certaines sont solides tandis que d’autres comportent des panneaux vitrés qui permettent au spectateur de voir à l’intérieur. Les serrures et les poignées ont été enlevées, leurs fonctions de fermetures et d’ouverture sont donc abolies.

A l’intérieur de la cellule, des vêtements sont accrochés sur des cintres et des fils de fer.

 

IMAGE CELL INTERIEURE 

 

Tous ont été portés par l’artiste, ce sont des habits de femme des robes des bas des culottes des jupes et certains ont été rembourrés pour évoquer le souvenir du corps qui fut à l’intérieur.

Sur une chaise se trouve une sculpture en nylon noir rembourrée qui porte un ensemble de sous- vêtements blanc on ne sait pas si elle se tord de douleur ou de plaisir. 

 

Dès le milieu des années 1990 les vêtements sont devenus de plus en plus fréquente dans l’œuvre de Louise Bourgois.

Pour elle le vêtement est en effet une seconde peau mais aussi l’esprit enveloppant. Ses parent l’on habillée très jeune avec des vêtements de grands couturiers (chanel, Poiret, Sonia Delaunay)

 

Pour elle, ils attestent physiquement de l’existence du passé. Le vêtement est aussi un exercice de mémoire. Il me fait explorer le passé. Les vêtements sont comme des panneaux indicateurs dans les recherches du passé.

 

Bref la série des cellules sont faite pour reconstruire une partie du passé et pour l’exorciser. Le passé pour Louise Bourgeois exerce une certaine emprise.

 

CELL (CHOISY) 1990-1993

MARBRE ROSE, METAL ET VERRE  

306X170X214 TORONTO (FONDATION D’ART)

 

 

PHOTO (MAISON A CHOISY)

 

 

Avec Cell (Choisy), l’artiste commence une série de grandes cages, où la grille est un élément essentiel. Elle permet de voir à travers et évoque l’idée de captivité. Il s’agit ici de la maison de son enfance, lieu de tous ses souvenirs à Choisy-le-Roi. 

 

La maison est une maquette qui reprend les proportions exactes de l’immeuble du 4 avenue de Villeneuve Saint Gorges à Choisy le Roi que la famille Bourgeois loue de 1912 (LB était âgée d’un an) à 1919. 

 

Cette maison a été détruite en 1972, pour y construire le théâtre de Paul Eluard elle en a fait une maquette en marbre rose qu’elle met sous une guillotine en disant qu’il faut couper avec le passé – elle dit même les Français coupent avec le passé, ils détruisent – donc c’est pas un hasard s’il y’a une guillotine – et elle fait également allusion à la révolution Française.

 

Selon l’artiste, même si celle-ci montre que les gens se guillotine à l’intérieure de leurs familles elle symbolise avant tout « le passé qui est guillotiné par le présent » Geste implicitement destructeur envers la maison de son enfance – n’est pas nécessairement un signe de colère ou d’angoisse mais une manière de sublimer le fardeau morbide de la mémoire.

 

Elle réactive le passé, elle a besoin de ces souvenirs qu’elle explore pour les exorciser s’en débarrasser en les projetant sur des objets qu’elle emprisonne dans ce qu’elle appelle les cellules, la cellule familiale. Et avec cette cage elle emprisonne ses souvenir et cette guillotine elle s’en débarrasse.

 

Selon l’artiste : Pour exprimer les tensions familiales insupportables, il fallait que mon anxiété s’exerce sur des formes que je pouvais changer, détruire et reconstruire. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PASSAGE DANGEREUX 1997

TECHNIQUE MIXTE 

264X355X876 CP SUISSE

 

 

La vie est faite d’épreuve et d’émotion – les objets que je crée les matérialisent.

Passage dangereux est une large cage de part et d’autre d’un couloir central, on retrouve à nouveau des cellules – grillagées

 

La diversité des objets, pour la plupart usés qui rappellent le débarras ou le grenier le lieu d’un temps passé. Louise Bourgeois met en scène la mémoire. 

 

Ça peut paraitre un bric à brac, ce n’est pas un bric à brac, elle dit qu’il faut faire attention à l’aspect visuelle, il faut faire attention dont les choses qui sont placées les unes à cotés par rapport aux autres, pour elle ses objets ne sont pas assemblés au hasard.

 

A l’entrée se trouve la clé mais que vous ne pouvez pas décrocher – vous devez regarder de l’extérieur et regarder à travers le grillage.

Le spectateur pénètre donc dans un lieu de mémoire au contenu fortement autobiographique

 

Puis le spectateur continue son chemin. Il arrive à la fin de son périple, une scène montrant un couple en train de copuler, un simple assemblage de deux paires de pieds emboitées, accrochées à des manches en acier, dont l’extrémité est tenue dans un récipient ce qui représente la peur du sexe, que Louise Bourgeois assimilait à la mort.

 

IMAGE 1

IMAGE INTERIEURE PASSAGE DANGEREUX

 

  • Des fils sont suspendus, en référence au métier de ses parents, aux côtés de chaises, elles aussi maintenues dans les airs, comme un rappel de son père, qui possédait lui-même une collection.
  • La chaise de torture et l’araignée font face à cette scène de trahison, mais restent figées.

 

Ici nous avons quelques boules en verre et miroirs, omniprésents dans l’œuvre de l’artiste.

 

Il  s’ensuit des chaises d’enfant, un pupitre d’école et une balançoire, ces objets représentent l’âge d’or qu’est l’enfance.

 

IMAGE 3

 

Et puis le tableau se noircit, elle a introduit des ossements conservés dans des sphères en plastiques transparentes, signe d’une conscience du cycle de la vie et de la mort, et puis quand on avance on arrive vers une chaise électrique, retranscrivant la culpabilité et la punition que son père méritait pour ses actes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’SUIS J’Y RESTE a été créé en 1990 

 

L’œuvre est faite de marbre rose, de verre et de métal l’œuvre mesure. 88X102X78CM. Elle se trouve à New-York (Gallery Cheim)

 

Alors on peut apercevoir sur un bloc de marbre est installée une maison dans laquelle se dressent seulement deux pieds joints comme s’il s’agissait de fragment d’une statue complète.

 

L’accent est mis sur ces deux pieds puisqu’ils apparaissent comme protégés dans la maison. Celle-ci tout en verre, apparait comme une sorte de vitrine de musée.

Quant à la pierre, taillée en bloc, elle évoque un vestige antique. 

La pierre de fondation, le socle est très lourd, stable et dur, et la maison de verre reste plus fragile.

 

Mais les détails sont intéressants, les pieds reposent fermement sur le socle de marbre. La maison n’a pas de sol.

 

La maison est secondaire et si on enlève la maison, les pieds seront toujours ancrés sur la pierre.

 

Le titre de l’œuvre dit bien « J’y suis, j’y reste » c’est-à-dire que quoiqu’il arrive, même si la maison s’écroule, la position bien ferme des pieds ne bougera pas – autrement dit ce sont les racines qui ne bouge pas.

 

Nous retrouvons toute l’ambiguïté et l’ambivalence propre à Louise Bourgeois qui fait l’expérience qu’une maison qui parait solide, stable peut s’avérer fragile et bancale.

Cette maison, c’est la maison de Choisy, c’est le symbole d’une enfance difficile perturbée qui demande à être réparée.

 

On pourrait dire que l’enfance est le socle de notre vie, est la création est un nouveau départ pour Louise Bourgeois.

 

Et puis on peut établir la relation entre la création et l’enfance ou elle était devenue experte pour dessiner les pieds.

 

Elle essaye constamment de réparer – et sa famille est le catalyseur vital de sa créativité c’est la substance de son art.

 

 

RED ROOMS PARENTS 1994

CHAMBRE ROUGE DES PARENTS

247XX426X424 

CP

Une cellule qui comporte deux pièces.

Toute deux crée en 1994, constituent la seule paire de cellules de la série.

 

Les extérieurs des deux salles rouges sont composés d’ancienne porte de loges de théâtre.

 

 

CHAMBRE ROUGE (PARENTS) 1994

Bois, métal, caoutchouc, tissu, marbre, verre et miroir

247X‘426X424

    CP

La 1ère chambre, celle des parents évoque un espace domestique consacré aux relations intimes.

On n’y trouve un lit et un mélange d’objets – parmi lesquels un miroir ovale qui a été placé de telle sorte que le spectateur soit surpris par son propre reflet au moment où il regarde l’œuvre, on verra que les miroirs sont très importants dans l’œuvre de Louise Bourgeois.

 

Pour Louise Bourgeois la couleur rouge représentait le sang, la violence le danger, la honte, la jalousie, la malveillance et la culpabilité.

Le lit, lieu de proximité et de sexualité, est flanqué de deux sculptures en marbre de rose nu partiellement recouvert de tissu.

 

Un étui de xylophone ou violon et un train un jouet sur le lit rappelle la présence d’un enfant.

 

Entre les deux oreillés, l’artiste en a placé un troisième – brodé de «Je t’aime » comme un enfant pourrait se blottir entre ses parents, et ici une vessie rouge qui pend au-dessus de lit.

 

CHAMBRE ROUGE ENFANT 1994

LA PIÈCE ROUGE

247XX426X424 

CP

 

La chambre rouge (enfant) abrite des éléments associés à l’enfance de Louise Bourgeois les fuseaux et aiguilles rouges et bleus, par exemple qui rappellent l’atelier de tapisserie animé par la famille Bourgois, une paire de mains d’enfant posées sur celles d’un adulte suggère un désir de sécurité. Souvenir, objets mystérieux, formés en spirale et objets du quotidien.

 

Prisonnière de tous ces files ou prisonnières de l’envie de tout réparer.

 

Les évènements de son enfance elle refuse de les oublier alors elle les décortique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HOMME AVEUGLE 1984

MARBRE

92XX88X63

CLEVELAND MUSEUM 

 

L’HOMME AVEUGLE 1984

BRONZE PATINE AU NITRATE D’ARGENT

43X41X39

BRUXELLE 

 

 

En marbre blanc ou en bronze patiné – les protubérances rappellent les bulbes et les mamelles qui hantent l’œuvre de Louise Bourgeois depuis les années 1960 – « Louise bourgeois écris « il y’a toujours eu une dimension sexuelle suggérée dans mon travail. Je suis parfois totalement préoccupée par les formes féminines – les bouquets de seins comme des nuées – mais je mêle souvent les images – des seins phalliques, mâles et femelles, actifs et passifs.

 

Celle de gauche a été vendue chez Christie’s sept cent trente-huit mille euros.  

 

 

ETUDE DE LA NATURE 1984-1994

CP – New York

 

ETUDE DE LA NATURE DE FACE

Marbre, plâtre, bronze.

 

Des griffes et une queue enroulée autour des parties génitales était censé être une représentation du père de l’artiste.

 

  • Comme elle l’a déclaré : comme j’ai été démoli par mon père, pourquoi ne le démolirais-je pas ?

 

Pour se moquer de lui, elle lui donne des seins, après elle lui donne une deuxième paire de sein pourquoi pas, et puis après elle lui coupe la tête c’est une sorte de taquinerie, elle a été taquinée, à son tour de taquiner.

 

Une sorte de déesse hermaphrodite.

Une créature monstrueuse qui semble tombé tout droit de la mythologie. 

 

Y’ a un mélange de féminin et de masculin

 

Elle veut que son art dérange – elle disait je cite « Le but et d’obtenir une réaction lorsque les gens voient cette pièce.

S’ils se disent « Hé, ça me dérange, soudain je respire plus fort, ou ça me surprend »

Si cela dérange, alors elle a réussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARC D’HYSTÉRIE 1992-1995

    ACIER, BRONZE, FONTE, ET TISSU

302X368X304 COLLECTION ART CONTENPORAIN SEVILLE

Louise Bourgeois a exécuté plusieurs versions de l’arc hystérie dans différents matériaux et différents contextes elle travaille en série – l’arc hystérie elle en a produit une douzaine car elle n’arrivait pas à produire ce qu’elle voulait. Alors elle fait elle défait et puis elle refait.

 

– Celui-ci a été présenté à la biennale de Venise en 1993 – Alors Arc Hystérie fait référence au neurologue française du 19ème siècle Jean-Martin CHARCO, célèbre pour ses recherches sur les causes de l’hystérie.

 

Ce trouble était censé toucher essentiellement les femmes – Cependant pour Louise Bourgeois « Ce n’est pas une femme qui est hystérique, comme on le pensait à la fin du 19ème siècle et au début du XXème siècle, mais un homme car les hommes sont aussi hystériques.

 

Pour l’artiste, l’arc hystérie est une fusion complexe d’états physiques, affectives et psychologiques, qui vaut pour les deux sexes.

 

Arc d’hystérie exprime une douleur émotionnelle et psychologique mêlée à la libération de la tension.

 

Le motif de l’art hystérique a été répété tout au long du travail de Louise Bourgois dans les années 1990 jusqu’au début des années 2000 et dans différents matériaux et dans différents contextes. Et l’arc d’Hystérie 1993-1994 a été parmi les premiers de ses corps qu’elle a soumis à une telle position.

 

En entrant dans cette cellules – on rencontre un personnage en fonte de bronze mince et cambré vers le haut avec une pose dérangeantes et des membres manquants – il est disposé sur un lit étroit au drap 

 

 

blanc et sur ses draps est inscrit l’expression française je t’aime qui est peint à la main plus de 80 fois en rouge.

 

Et puis dans la même pièce clos se trouve une scie antique  qui devient l’appareil de torture à côté de la figure angoissé. 

 

C’est son assistant Djeri GOVOYE qui c’est prêté au moulage – c’est quelqu’un qui va être très important dans sa vie et qui va l’accompagnée, la rassuré qui va la conseiller mais surtout qui va l’empêcher de détruire ses œuvre – car elle avait tendance à détruire beaucoup.

 

Dans une seconde version : en bonze et en patine polie pour son caractère durable et ensuite pour son caractère réfléchissant.

 

ARC DE L’HYSTÉRIE 1995

BRONZE, PATINE ,POLIE, OEUVRE SUSPENDUE

831X101X51

 

Le corps prend une pose plus extrême – suspendue par un fil attaché au torse. Ce corps possède une grande beauté géométrique, car il décrit une suite de point dans l’espace qui forment pratiquement un cercle : en commençant par les mains, puis en suivant la pointe des coudes, les épaules, les côtes, les hanches, les genoux puis les pieds pour revenir aux mains. 

 

Une autre version suspendue exécutée en 2000

 

ARC D’HYSTÉRIE 2000

TISSU ROSE 

OEUVRE SUSPENDUE

14X44X27 CP

 

L’œuvre est suspendu rigidement par le nombril.

Il représente un corps de femme grossièrement cousus à partir de morceaux de tissu rose et qui est bourré à l’extrême, crée une forte impression de tension. Alors si il est suspendu horizontalement c’est pour que le spectateur soit confronté au niveau des yeux à une figure féminine suspendue horizontalement.

 

SEVEN IN BED (7 DANS UN LIT)

2001 TISSU ET ACIER INOXIDABLE 

29X53X53 

 

Et un groupe de sept minuscules personnages, tous fait de tissu rose cousu à gros point qui se trouvent horizontalement sur un lit miniature à l’intérieure de la cellule en verre. Alors les personnes on des bras longs allongés qui s’emboitent et puis des personnages qui ont deux têtes et une qui enlace une autre personne. Une image suffisamment claire et précise.

 

Photo HENRIETTE ET SON MARI

Nous n’avons pas parlé d’Henriette la sœur ainée de Louise Bourgeois qui elle est née en 1904 – elle avait 7ans de plus que Louise Bourgeois et qui avait des tas de problème de santé (qui était la malheureuse de la famille et qui s’est mariée très tôt et qui n’a jamais eu d’enfant – en fait quand sa mère était malade elle était déjà mariée et c’est pour cela que Louise Bourgeois a du arrêté ses études pour s’occuper de sa mère.

Alors elle s’est marié à Bonnotte et puis elle meurt en 1985. Il y’avait également le petit frère Pierre sévèrement commotionné par l’explosion d’un obus et qui passera le reste de sa vie en hôpital psychiatrie jusqu’en 1960 année de sa mort.

 

HENRIETTE 1986

 

JAMBES 1986

 

En souvenir de cette sœur ainé handicapée (qui avait une jambe raide et s’aidait pour marcher d’une canne. L’artiste dit du handicap de sa sœur « cela m’impressionnait, je percevais ça comme quelque chose de menaçant et de triste »

 Louise réalise deux sculptures de jambes l’une et une sorte de prothèse articulée suspendue celle de gauche et deux jambes en caoutchouc noir extrêmement minces et démesurément longues. Les jambes sont un thème récurrent chez l’artiste, on l’a vue avec femme maison. 

 

CRISE DE COLÈRE 2000

TISSU

172X63X60

 

Des poupées en tissu, réalisées dans les dernières années, souvent présentées suspendues dans des positions évoquant la souffrance

 

NE M’ABANDONNE PAS 1999 CP

SUISSE 

 

Une œuvre qui fait allusion au premier traumatisme de la vie celui de la naissance. Toute naissance est un traumatisme disait Freud ou plus précisément Otto RANCK.

 

L’ENFANT TISSÉ 2002

 

L’artiste aborde le thème de la grossesse et de l’accouchement, thème qui revient à plusieurs reprises dans un travail tout au long de sa carrière.

 

Un torse de patchwork de morceaux cousus grossièrement un petit enfant posé sur son ventre – cette œuvre est enfermé dans une vitrine en verre et d’acier qui protège et emprisonne cette relation fragile.

 

 

 

 

 

 

L’ENFANT RETICENT

THE RETICENT CHILD 2003

INSTALLATION DE 6 ÉLÉMENTS EN TISSU, MARBRE, ACIER INOXYSABLE ET ALUMINIUM 

183X284X92

COLLECTION DE LARTISTE

 

Une œuvre réalisée pour le Sigmund Freud Museum de Vienne. 

Il s’agit d’une installation qui s’étend horizontalement et qui se présente comme une maquette de théâtre et qui ressemble aux longues frises narratives du XIXe siècle, comme la frise de la vie qu’Evard MUNCH réalisa dans les années 1890.

L’artiste présente six différents stades de la vie de son fils Alain, à travers la grossesse, la naissance, puis les premières années, l’enfance et l’adolescence. 

 

Cinq figurines sont en tissu de laine rose et la sixième, couchée sur le lit, est en marbre couleur peau.

Disposés sur une table métallique au-dessus de laquelle est fixé un grand miroir convexe, les six personnages se reflètent dans la glace. La métamorphose est amenée de manière spectaculaire par le miroir déformant.

 

Enfant réservé, enfant réticent nous dit le titre, couché sur son lit en position fœtale, il semble ne plus vouloir le quitter.

 

C’est une installation qui s’apparente à une narration. Le sujet c’est le temps

 

L’enfant réticent, s’inspire de la relation avec son fils Alain qui est né en 1941 et qui a simplement refusé de naître. Sa naissance a été tardive. D’où le titre l’enfant réticent.

 

 

 

 

I DO, I UNDO, I REDO

JE FAIS, JE DÉFAIS, JE REFAIS

1999-2000

Le projet le plus ambitieux de l’artiste exposé en 2000 à l’occasion de l’ouverture de la Turbine Hall de la Tate Moderne.

 

L’installation se compose de trois tours en acier d’une hauteur de 9mètres chacune ; qui symbolisent à la fois l’ascension et la chute, l’enfermement et la liberté, le refuge et le danger

 

On accède au sommet par un escalier en spirale qui s’enroulent autour de la colonne centrale supportant des plates formes entourées d’un certain nombre de grands miroirs circulaires, En incitant le spectateur à participer, à monter l’escalier et à s’asseoir au sommet dans le fauteuil en bois, Louise Bourgeois cherche à provoquer des rencontres inattendues entre les gens et à offrir des points de vue différents sur l’espace

 

IMAGE DÉTAIL

 

Dans chaque tour, Louise Bourgeois a placé une cloche contenant des figues sculptées d’une mère et de l’enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPIDER 1997 

1997 Louise Bourgeois crée « Cellule-Spider » une œuvre monumentale et qui recouvre les deux thèmes majeurs étudiés par l’artiste à savoir le thème de l’araignée et celui de la maison cellule.

L’œuvre représente une immense araignée entourant de ses pattes une cellule grillagée.

 

Cette cellule contient elle-même des fragments de tapisserie. Je ne sais pas si on les voit – dans la cage se trouve des flacons de parfum vides qui était son parfum préféré, une montre arrêtée, symbole du temps qui s’est arrêté. Tous ces objets sont enfermés dans la cellule grillagée qui nous fait penser à une maison. De plus l’araignée semble tenir sous son emprise la cellule ce qui accentue la sensation d’oppression. Mais nous pouvons aussi y voir une protection.

 

Rappelons que l’araignée chez Louise Bourgeois est un animal positif qui représente la mère

 

Selon les propres termes de l’artiste l’araignée est une ode à ma mère. Ma mère était aussi intelligente, patiente, utile, raisonnable indispensable qu’une araignée.

 

Maman reprend le thème de l’araignée que Louise Bourgeois avait déjà travaillé dans un dessin à l’encre et au charbon en 1947 et révèle le caractère autobiographique de l’œuvre.

ARAIGNÉE DESSIN 

1947

 

 

Photo FAMILLE 

 

 

MAMAN 1999 – MUSÉE GUGGENHEIM BILBAO

 

En acier inoxydable ou en bronze

 

 

L’œuvre la plus célèbre de Louise Bourgeois une araignée géante réalisée en 1999. A l’origine elle a été conçu pour la Tate Moderne – à Londres après elle s’est multipliée ce qui fait qu’il y’a des exemplaires un peu partout dans le monde – Tokyo – Bilbao.- en Allemagne.

 

Elle est imposante 9x8x10 mètres elle est faite en bronze, acier inoxydable qui lui permet d’être exposée à l’extérieur.

 

L’artiste a alors 88ans – cette œuvre est un hommage à sa mère, Joséphine. Le corps rappelle une bobine de fils. Les pattes, des aiguilles. Les pattes tordues donnent une impression de déséquilibre et de fragilité à l’ensemble provoquant une tension entre force et faiblesse.

Les araignées sont souvent un objet de répulsion – pour Louise Bourgeois l’araignée est une figure maternelle.

 

Elle parait menaçante, monstrueuse, quand on la regarde on a l’impression qu’elle est en mouvement – pour le public, il en ressort l’idée d’une prédatrice plutôt que celle d’une protectrice.

 

Et bien Louise Bourgeois semble ici jouer sur les ambivalences et les contradictions – elle semble nous dire « elle vous fait peur ? Moi non ! Elle me protège, elle me donne du courage. 

 

On retrouve bien dans cette sculpture les métaphores de filage, de tissage, et de protection.

 

MAMAN DETAIL

 

le thème de la maternité est également présent lorsque nous regardons sous l’abdomen : une sorte de poche grillagée qui contient 26 œufs en marbre.

 

1 araignée s’est vendue chez Christie’s à New York en 2015

32 millions de dollars.

 

Elle a reçu de nombreux titres :

 

1983 : Elle est nommé officier des arts et des lettres par le ministre de la culture de Paris

 

1991 : elle reçoit le grand prix national de la sculpture

 

1995 : Le musée d’art moderne de la Ville de Paris lui achète l’araignée.

 

EGLISE LOUISE BOURGEOIS A BONNIEUX DANS LE LUBERON

 

C’est une ancienne église des Récollets et qui était attenante au couvent qui abritait des frères franciscains

 

L’église a été désaffectée, devenue ensuite une grange d’ailleurs les abreuvoirs sont existants – puis elle fut réhabilitée par son propriétaire actuel un banquier et amateur d’art. Il propose en 1998 à Louise Bourgeois de réaliser quelques sculptures.

 

LE BÉNITIER

 

: Derrière un pilier, deux blocs de marbre rose en granit rose du Portugal mis l’une sur l’autre font fonction de bénitier dans laquelle on peut apercevoir des seins généreux qui tapissent l’intérieur de la paroi. Il y’en a 7 chiffre symbolique pour l’artiste.

 

 

LA CROIX

 

Dans le cœur en bronze remplace l’autel chaque moitié de la traverse de la croix représente une main l’une fermé et crispée et celle qui prend, et l’autre ouverte, est celle qui donne. Et voilà la souffrance et la joie – le repli et le don – tout est résumé dans cette œuvre.

 

LE CONFESSIONNAL

 

 qui reprend les cellules des années 1990 – Une structure métallique et en partie grillagée évoque un confessionnal. 

Un côté pour le prêtre, ou se trouve un christ en croix, figurine en tissu et dans celui du pénitent quatre mains de marbre – en position de prière logées l’une dans l’autre. 

 

Et puis sur le pourtour de la grille sont inscrits des mots  comme : « Résurrection, rédemption, réparation, restauration, et réconciliation – qui se lisent aussi bien en Anglais qu’en Français.

 

Une chaise : basse recouverte d’une tapisserie et au plafond un ciel rond en verre bleu de Murano.

 

LA VIERGE ET L’ENFANT

 

c’est la sainte famille une poupée en chiffon rose a été placée sous cloche – 

 

 

 

L’ARAIGNÉE

 

Sous une voute une araignée en métal, métaphore de la mère énergique et bienfaisante.

 

C’ ‘est une église que l’on peut visiter tout le mois de juillet sur réservation.

PHOTO LOUISE BOURGEOIS

Ici on a une photo du salon de Louise Bourgeois prise en 1997 – Très modeste elle est resté dans la maison sa maison à CHELSEA.

 

 

 

 

 

 

COUDRE, BRODER ET RENOUER AVEC LES FILS DU TEMPS

 

Et puis vers la fin de sa vie, elle coud, elle brode, sur ses tableaux : ce sont des fleurs artificielles dans le cadre d’une horloge ou dans l’ovale d’un visage, son art devient moins agressif.

 

Elle écrit aussi des souvenirs de chansonnettes, mais plus pour l’aspect graphique des mots que pour leurs sens.

 

PHOTO PRISE EN 2009 LOUISE BOURGEOIS 

 

L’artiste a créée plus de 3000 oeuvres d’art – et on peut dire qu’elle aura travaillé toute sa vie à renouer les fils du temps.

 

Louise Bourgeois disait : Toute mon œuvre est un autoportrait inconscient, il me permet d’exorciser mes démons.

 

Mes émotions sont mes démons

L’art est une garantie de santé mentale

L’enfer est à l’intérieur de nous

Je suis mon œuvre

 

Voilà quatre citations de louise Bourgeois qui résument – à elles seules – une œuvre existentialiste – complexe unique et ambiguë.

 

Cette femme qui allait avoir 100 et qui était obsédée par ses souvenirs d’enfance elle a eu une attaque cardiaque – elle repose aujourd’hui au cimetière de Cutchogue à Long Island – à 40mn de sa maison de Chelsea.

 

Tous les membres de sa famille sont inhumés au cimetière de Sceaux à quelques km d’Antony.

 

En ce concerne ses fils Michel n’est plus - Jean Louis est historien en architecture et qui est multimillionnaire

Et Alain travaille dans le système judiciaire à New York et il un très grand photographe

 

Alors il est important d’observer combien ses méthodes ont été importantes pour la pratique d’artistes contemporains – tels que Robert GOBER ou Cornelia PARKER ou BOLSTANSKI.